Laurent Saksik - Le Grand Café
Laurent Saksik - Le Grand Café
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Exposition

Laurent Saksik tend à faire jouer à la lumière non plus seulement un rôle de révélation du visible et notamment des couleurs mais à rendre apparente sa propagation même par des dispositifs et des matériaux aptes à lui donner un « corps », un « volume ». Avec ses cubes à l’intérieur desquels une lumière colorée se répand, il poursuit un travail commencé dans la peinture. Déjà peindre n’était pas tant pour lui s’attacher à inventer de nouvelles compositions formelles que s’intéresser essentiellement aux conditions de visibilité de la couleur, celles-ci étant indissociablement liées à l’action de la lumière. C’est ainsi qu’il fut conduit à ne considérer la tableau que comme un écran faisant obstacle à un faisceau lumineux tout se jouant alors dans l’interaction entre le pigment dont il était recouvert et la lumière projetée sur lui. Le résultat de cette interaction créait une surface réfléchissante tendant à se dissocier de son support pour commencer à se répandre dans l’espace et ou même, pour mieux dénier tout intérêt formel au « tableau », l’ombre des spectateurs pouvait se projeter.

« Après m’être intéressé », a écrit Laurent Saksik, « au milieu de propagation du champ pictural (le pigment pouvant fonctionner comme source de lumière colorée) j’ai décidé de le canaliser, de le spatialiser. J’ai alors choisi de circonscrire l’espace de rayonnement de manière à ce qu’il fasse “ résonner ” ce rayonnement coloré ». C’est ainsi qu’il en est venu à mettre au point ce qu’on pourrait appeler des caisses de résonance en formes de cubes qu’il a baptisées du simple nom d’Air. « Air, dit-il, pourrait se décrire comme un rayonnement circonscrit par un volume cubique constitué de plans de verre dépoli. » Ce verre dépoli a en effet le pouvoir de propager dans tout l’espace interne du cube et au delà la couleur de deux des six parois. La lumière n’est donc plus seulement cette matière invisible qui révèle des couleurs qui sans elle ne seraient pas vues, elle devient elle-même selon l’expression de Saksik un « volume d’air coloré ».

Œuvres

Laurent Saksik
Passim
2000
Verre feuilleté
200 x 200 x 600 cm

Résidence liée

Biographie

Né en 1962 à Antony, Hauts de Seine.
Vit et travaille à Paris

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